© Lorenzo Poli
©Fondation Carmignac

Davide Monteleone a commencé sa carrière de photographe en 2000 alors qu’il devient photojournaliste pour l’agence Contrasto. L’année suivante il déménage à Moscou où il y travaille en tant que correspondant. Cette décision jouera un rôle déterminant pour la suite de sa carrière.

Depuis 2003, Davide Monteleone vit entre l’Italie et la Russie, menant à bien ses projets personnels. Il publia son premier livre Dusha, Russian Soul en 2007 suivi de La Linea Inesistente en 2009 et de Red Thistle en 2012.

Il a reçu de nombreux prix pour ses travaux, dont plusieurs World Press Photo Prize et plusieurs bourses telles que la bourse « Aftermath » ou l’European Publisher Award. Ces dernières années, il réalise des travaux pour des journaux internationaux de renom, des fondations ou des institutions culturelles ; il expose et enseigne. Depuis 2011, Davide est membre de l’agence VII Photo.

Italien. Né en 1974. Vit et travaille entre l'Italie et la Russie. Website
Représenté par la Galerie Kehrer Berlin

ExpositionS

Chapelle des Beaux-Arts de Paris
14 rue de Bonaparte, 75006 Paris
Du 8 Novembre au 4 Decembre 2013
Mardi au Samedi de 11h00 à 19h00
Entrée gratuite

Studio Museo Francesco Messina
Via San Sisto 4/A, 20123 Milan (Italie)
Du 24 mai au 21 juin 2014
Mardi au Samedi de 10h00 à 19h00
L'exposition sera exceptionnellement ouverte le Dimanche 25 mai de 10h00 à 19h00
Entrée gratuite

Hotel de Luppé, Arles
Rond Point des Arènes 13200 Arles
Du 7 au 13 Juillet 2014 de 11h00 à 21h00
Du 15 Juillet au 17 Aout 2014 de 11h00 à 19h00
Entrée gratuite

Fotografie Forum Frankfort
Braubachstrasse 30-32, 60311 Frankfurt am Main
Du 30 Aout au 28 Septembre 2014
Vernissage le 29 Aout à 19h00
Mardi au Samedi de 11h00 à 18h00, Mercredi de 11h00 à 20h00
Entrée gratuite

Saatchi Gallery, Londres
Duke of York's HQ, King's Rd, London SW3 4RY
Du 11 Octobre - 9 Novembre 2014
Vernissage le 13 Octobre
Tous les jours de 10h00 à 18h00
Entrée gratuite

"SPASIBO"

publié par Kehrer Verlag

Bilingue Français/Anglais

Jury

Présidé par Galia Ackerman, journaliste, écrivain, traductrice de l’oeuvre d’Anna Politkovskaïa, le jury de la 4ème édition du Prix Carmignac Gestion du photojournalisme était composé de :

  • Daphné Anglès, picture editor au New York Times 
  • Mari Bastashevski, photojournaliste,
  • Christian Caujolle, journaliste, commissaire d’exposition et fondateur de l’agence et de la galerie VU’,
  • Elena Chernyschova, photographe russe,
  • Marielle Eudes, directrice de la rédaction de l’AFP,
  • Robin Hammond, photographe documentaire, lauréat du Prix Carmignac Gestion du photojournalisme 2011,
  • Walter Keller, éditeur, directeur de la galerie de photographies éponyme à Zürich,
  • Olivier Laurent, rédacteur online du British Journal of Photography,
  • Natalie Nougayrède, directrice du journal Le Monde.

Parmi les candidatures reçues, quatorze ont été pré-sélectionnées :

  • Davide Monteleone
  • Valerio Bispuri
  • Patrick Chauvel
  • William Daniels
  • Thomas Dworzak
  • Stanley Greene
  • Andreas Herzau
  • Yuri Kozyrev
  • Olga Kravets
  • Diana Markosian
  • Justyna Mielnikiewicz
  • Maria Morina
  • Serge Ponomarev
  • Oksana Yushko


La capacité de chaque candidat à offrir une lecture renouvelée et porteuse de sens a été examinée par le jury. Celui-ci a également distingué un attachement et une compréhension qui dépassent les moments de tension extrême couverts par les grands medias.

Davide Monteleone a été désigné lauréat de la quatrième édition du prix Carmignac Gestion du photojournalisme le 30 octobre 2012.

Grozny, Mars 2013 (1)
Grozny, Mars 2013

Le reportage de Davide Monteleone

[...] "La Tchétchénie a gagné, la Russie a gagné". La défaite incite de nombreux Tchétchènes à s’exiler pour une question d’honneur. Ceux qui sont restés ont repris une vie normale et peuvent satisfaire leurs besoins essentiels après plusieurs décennies de privations.

Une vie "normale" faite de concessions et de compromis, pour laquelle il faut parfois savoir se taire. Un état de stagnation réconfortant. Il n’y a pas d’alternative, si l’on veut travailler et pouvoir se loger et mener une vie ordinaire. Tout est contrôlé par le pouvoir qui distribue les prébendes à sa guise. Les violences physiques qui ont caractérisé les années post-conflit, les enlèvements, les exécutions sommaires, semblent avoir diminué. Les Tchétchènes s’inquiètent même de voir ces actes de violence ne plus être perpétrés. La violence est devenue psychologique : un lavage du cerveau en règle, dont les premières victimes sont les plus jeunes générations.

L’enquête de Davide Monteleone sur l’identité est peu à peu devenue l’histoire d’une soumission de tous les habitants de cette république qui ont fait le choix de la résignation face au pouvoir en place, en contrepartie d’une vie meilleure. Comme me l’a confié un ami dans les montagnes qui entourent Itum- Kali en citant une lettre d’Ermolov rédigée à l’attention du Tsar Nicolas Ier, pendant la campagne du Caucase : "Les Tchétchènes sont un peuple combattif, difficile à vaincre, plus facile à acheter. (…) Les Russes ont dû apprendre la leçon et l’ont sûrement enseignée à nos concitoyens qui nous dirigent."

"Merci Ramzan, merci la Russie" pour tout. "Spasibo".

Cliquez ici pour lire l'article complet sur le reportage de Davide Monteleone (DP, PDF)

Grozny, Mars 2013 (2)
Grozny, Mars 2013
Shatoy (3)
Shatoy
Shatoy (4)
Shatoy

(1) Grozny, 23 mars 2013

Les forces de sécurité présentes lors de la célébration du 10e anniversaire du « Jour de la Constitution ». En arrière-plan, la ville de Grozny, cinq tours miroitantes, le coeur de la reconstruction de Grozny et le symbole d’une ville rétablie après la destruction occasionnée au début du millénaire.

(2) Grozny, 23 mars 2013

Un groupe d’activistes pro-Kadyrov, sur la place principale de Grozny, célébrant le 10e anniversaire du Jour de la Constitution. A l’arrière-plan, la Grande Mosquée et les gratte-ciel de la ville de Grozny, principal symbole de la reconstruction de la ville et de la Tchétchénie, grâce aux efforts du Président Kadyrov et à l’argent de Moscou.

(3) Shatoy

Un groupe de personnes âgées priant dans les montagnes. La plupart des Tchétchènes appartient à la branche Sunnite de l’islam. Et la majorité d’entre eux à la tradition ésotérique du soufisme. À la fin des années 2000, deux nouvelles tendances sont apparues en Dans le même temps, la Tchétchénie, soutenue par Moscou, et gouvernée par l’autoritaire Ramzan Kadyrov, subissait une campagne controversée d’opposition à l’islamisation de la République.

Les gouvernements locaux ont activement fait la promotion et appliqué leur propre version d’un prétendu « islam traditionnel », comprenant l’introduction de divers éléments de la charia, qui d’une certaine manière ont remplacé les lois officielles russes.

(4) Shatoy

Le vestige radicalisé du mouvement armé séparatiste tchétchène s’est vu dominer par les salafistes, abandonnant le nationalisme en faveur du panislamisme et se mélangeant à d’autres mouvements régionaux d’insurrection islamique visant à former les Émirats caucasien.certaine manière ont remplacé les lois officielles russes. 

Rada, 14 ans, essaie une robe de mariage dessinée par sa soeur à l’intérieur d’un bus durant la répétition du tournage d’un film sur la déportation tchétchène. Marier des petites filles était chose commune dans la tradition tchétchène comme dans beaucoup d’autres pays musulmans. Bien que le Président Kadyrov soit vigoureusement en faveur d’un retour aux traditions tchétchènes et à la loi islamique, il fut récemment forcé par les autorités russes de condamner publiquement le mariage des enfants, illégal dans toute la Russie.