Narciso Contreras est né en 1975 à Mexico. Photographe documentaire, il a couvert depuis 2010 de nombreux sujets en Asie du Sud et au Moyen Orient. Il focalise son travail sur la question du coût humain lors des conflits et des guerres, souvent liés à l’économie. Son but principal est de contribuer à construire notre mémoire visuelle du monde dont il est témoin lors de ces reportages.

A l’issue de ses études de philosophie, de photographie et d’anthropologie visuelle, il part en Inde pour vivre et étudier dans un monastère, tout en photographiant différentes communautés religieuses. Dès lors, Narciso continue à couvrir des conflits peu connus comme la guerre ethnique en Birmanie et la guerre oublié au Yémen, aussi bien que des événements majeurs actuels comme le coup d’Etat à Istanbul, le conflit de Gaza, la révolution militaire en Egypte, la guerre en Syrie ou le conflit tribal en Libye. 

Le travail de Narciso en Syrie a été récompensé en 2013  par le Prix Pulitzer, ainsi que par le Pictures of the Year International. Au cours de sa carrière il a collaboré à de nombreux titres de presse et sources médiatique dans le monde ,comme TIME magazine, The Guardian, The New York Times, Paris Match, RT TV, MSNBC News, AP Associated Press, Los Angeles Times, Foreign Policy, Der Spiegel, Newsweek, Al Jazeera, The Daily Beast, National Geographic, The Sunday Times magazine, The Telegraph, The Washington Post, CNN, Wall Street Journal, L’Espresso, Expressen, Knack, dS Standaard, Wirtschafts Woche parmis tant d’autres. Il a aussi collaboré avec différentes organisations non gouvernementales comme MSF (Médecins sans frontières). 

Actuellement, Narciso Contreras réalise un reportage sur la crise des migrants en Afrique du Nord qui fait partie d’un projet documentaire à long terme consacré au phénomène du trafic humain massif dans le monde.

 

EXPOSITIONS

Saatchi Gallery 
Duke of York's  HQ, King's Rd - Londres SW3 4RY
16 mai - 16 juin 2017
Prolongation exceptionnelle jusqu'au 9 juillet 2017
Tous les jours de 10h à 18h

Palazzo Reale, Milan
Piazza del Duomo, 12 - 20122 Milano
22 avril - 13 mai 2017
Lundi : 14h30 - 19h30
Du mardi au dimanche : 9h30 - 19h30
Jeudi et samedi : 9h30 - 22h30

Hôtel de l’Industrie
4 place Saint-Germain-des-Près -75006 Paris
25 octobre - 13 Novembre 2016
Du lundi au dimanche de 11h à 19h (y compris le mardi 1er novembre)
Ouverture exceptionnelle jusqu'à 22h les vendredis 28 octobre, 4 et 11 novembre 2016
Entrée libre

 

JURY

  • Brett Rogers, Directrice de la Photographers’ Gallery à Londres
  • Patrick Baz, Photojournaliste et Fondateur du Desk Photo pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à l'Agence France Presse
  • Reza, Photojournaliste
  • Janine di Giovanni, Rédactrice en Chef de Newsweek pour le Moyen-Orient
  • Thierry Grillet, Directeur à la diffusion culturelle de la Bibliothèque nationale de France  (BNF)
  • Mikko Takkunen, Photo-editorau New York Times
  • Christophe Gin, Lauréat du 6e Prix Carmignac du photojournalisme

 

 

PARTENAIRES

Zawiyah, May 2016 © Narciso Contreras for the Fondation Carmignac | Image selected in TIME’s Top 100 Photos of the Year 2016

 

LIBYE : PLAQUE TOURNANTE DU TRAFIC HUMAIN

Aux confins de la Libye post-Kadhafi, Narciso Contreras met en lumière une nouvelle crise humanitaire qui voit les migrants, réfugiés et demandeurs d’asile se retrouver à la merci de milices qui les exploitent à des fins commerciales et économiques. Retenus dans des centres de détention, ces populations sont soumises à des conditions de vie inhumaines liées à la surpopulation carcérale, l’absence d’infrastructures sanitaires et les violents passages à tabac. Narciso Contreras raconte comment il s’est retrouvé aux prises avec une bureaucratie et une logistique complexes, et comment il a dû tracer son chemin au cœur de zones dévastées par la violence afin d’avoir accès aux centres de détention. Frustré par le manque de collaboration du gouvernement, Contreras s’est vu contraint de contourner les canaux officiels et de cultiver ses propres contacts avec des passeurs, des miliciens et les populations locales ; ce qui lui permit alors de comprendre la réalité du trafic d’êtres humains en Libye.

Tout au long de ce reportage, le photojournaliste tisse un récit captivant soulignant comment, au lieu d’être un endroit de transit pour les migrants en route vers l’Europe, la Libye est en réalité devenue une place forte du trafic d’êtres humains où les gens sont quotidiennement achetés et vendus.

Avec ce reportage, Narciso Contreras nous offre un aperçu de la situation complexe et de l’horreur auxquels font face ces migrants anonymes.

 

Garabuli, Mai 2016
Tajoura, Mai 2016
Zawiyah, Mai 2016
Surman, Juin 2016